Spéléo sportive à la Favière (39) les 16 et 17 mars 2013

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Compte rendu | Week-end spéléo sportive à La Favière :

Présents : Régis Faye, Cécile Perrin, Benoit Igier, Sylvain Chapays

Il était prévu depuis 2 mois maintenant que ce week-end du 16-17 mars serait consacré à une sortie spéléo « sportive ». Bruno et René-Paul étaient à l’initiative de cet événement (et en partie du qualificatif) mais n’ont finalement pas pu se joindre à nous ! C’est Sylvain qui va tout organiser, réserver le gite, récupérer le matos chez Denis…

Le départ de Benoit et Sylvain se fait de Metz à 12h30 le vendredi 15 mars, après avoir fait les courses avec aisance au Leclerc Marly (et son excellent comté) avec les conseils avisés de Régis par téléphone pour les quantités. La route est belle, ils arrivent à 17h à Arsure-Arsurette et partent en reconnaissance des entrées des 2 cavités prévues pour le samedi et le dimanche : La baume de la Favière et la baume à Bélard. Un seul petit détail les inquiète, des traces de pas suivent le même itinéraire qu’eux jusqu’à la baume de la Favière, s’arrêtent à l’entrée du gouffre, et n’en repartent pas !! Aucune corde n’équipe le puits d’entrée, c’est un mystère…mais ils ne sont pas au bout de leurs inquiétudes, en haut de la route forestière de l’alliance, un homme étrange est assis contre un arbre, dans son sac de couchage camouflage, et admire le coucher de soleil ! Une fois les marches d’approches faites, ils redescendent à la voiture, un texto de Régis les y attends précisant son arrivée au gite avec Cécile pour 20h30. La Mazda montrera une fois de plus sa polyvalence sur les routes enneigées et trouvera le chemin du gite aux environ de 19h, Benoit et Sylvain y attendront Cécile et Régis jusqu’à 21h30, le temps de préparer les pâtes bolognaise (ou presque pas, les oignons arrivent en camion avec les autres) et de se gaver devant le concert des Enfoirés à la télévision !

Quand les Lyonnais arrivent, il se fait faim (oui, ils ont 1h de retard) mais les spaghettis 1mm de diamètre vont savoir combler nos estomac à hauteur de nos attentes (sauf Régis qui en doutait sérieusement) ! Le repas sera relativement rapide, le temps de faire quelques blagues de retrouvailles, et nous remettons au lendemain matin la préparation des kits pour aller se coucher vers 23h30 après de jolis mouvements de hanches de Régis en boxer (dommage pour Cécile, elle était déjà au lit).

Quand le réveil sonne à 7h, le temps d’émerger, Sylvain avait déjà préparé le p’ti dèj ! Nous aurons en cadeau des proprios du gite un peu de lait « frais » (reste à définir ce terme, du pis de la vache ? plutôt chaud alors). Il est 8h, et grand temps de préparer les kits, Albéric et Laurent doivent nous rejoindre sous terre directement, nous commençons à plaisanter sur l’idée qu’ils seraient arrivés avant nous…et c’est à 9h que Sylvain fera vrombir la Mazda et nous conduira jusqu’à la route forestière de l’alliance ou nous la laisserons au bord du chemin, faute de manque de motricité pour passer dans la neige ! Tout le monde s’habille au son des Lutins bleus « La spéléooooo » et admire la danse du genou de Régis, puis nous entamons la marche d’approche de 30 minutes (seulement !), en suivant les traces fraiches d’un véhicule qui nous semblent tout à fait ressembler à celles qu’aurait pu faire la Scenic 4×4 d’Albé !! Bingo, nous la retrouvons garée un peu plus loin, personne à proximité, et le moteur froid. Nous qui nourrissions le faible espoir d’arriver avant… !

Nous continuons sur la piste où l’on peut maintenant voir plusieurs traces de pas, raquettes (raclette ?) à neige (que nous n’avons pas)…  Nous passons sur le muret de pierre vertigineux, poussons les branches de sapins, patinons sur les pierres gelées, pour finir l’ascension à l’entrée du gouffre à 9h45. Laurent est paré à descendre et nous saluons Albé vocalement qui est déjà un peu plus bas dans le puits d’entrée. Ces derniers ont pensés à nous et ont marqués dans la neige à coté du puits « SLT DEPAR 9H30 », que cela peut-il bien vouloir dire ? SLT ? Spéléo-Ligue de Turquie ? (merci Cécile). Albé et Laurent empreinte le réseau des grands puits alors que notre équipe projette de prendre le réseau de la lucarne, une bonne raclette tous ensemble est prévue pour le soir même au gite !

La veille, nous avions pronostiqué une entrée dans le trou à 10h  – 11h au plus tard. Nous sommes dans les temps ! Il est maintenant temps de faire de la spéléo « sportive », Sylvain part devant et commence à équiper les premiers puits, pendant ce temps, Régis et Benoit sont en pleines enchères pour la vente du trafic de Régis, mais il est maintenant temps de faire de la spéléo « sportive » ! La progression se fait doucement, Cécile prend le temps d’insister sur quelques détails concernant l’équipement de Sylvain, pendant ce temps, Régis et Benoit continuent les enchères, jouent aux alpinistes et font plein de jolies photos, mais il est maintenant temps de faire de la spéléo « sportive » ! Passage de la lucarne (difficile pour Sylvain, notre nouveau Bruno), suite de puits sympas, progression plutôt lente mais sereine ! A midi (4h après le petit dèj) nous sommes en bas du puits du colimaçon, il est grand temps de manger, les estomacs de Benoit et Régis ne peuvent plus attendre, malgré la pause Balisto à la lucarne ! Au menu, pain, pâté de campagne, pâté végétal, saucisson, pom’potes, très bon comté Leclerc, Balisto jaune pour les uns et rose pour les autres (aaahhh beurk) mais il est maintenant temps de faire de la spéléo « sportive » ! Cécile reprend la tête et équipera jusqu’à la fin, nous progressons un peu plus rapidement, au détriment de nos comportements individuels. En effet, Sylvain nous déclarera lors du passage d’une étroiture « Il faut que j’enlève mon détendeur », Régis et Benoit l’avertiront que s’il le fait effectivement, il sera privé d’air et risquera de se noyer ! Régis à très envie de s’amuser, il joue à la chauve-souris, bloque Sylvain dans sa progression, lui explique que la Mazda est mourante, reprend les enchères du trafic, monte sur les épaules de Benoit, et nous amusera de la sorte jusqu’au bout, quel boute-en-train ! La suite de la descente sera une succession de blagues et de calembours, il serait maintenant temps de faire de la spéléo « sportive » mais bon, heureusement qu’on rigole !

La team du SCM (Surfeur-Club de Metz) est au top de sa forme lorsqu’elle atteint la cote de -150 mètres à 15h30 ! Il est maintenant temps de faire de la spéléo « sportive », et notre organisateur Sylvain prend la décision de remonter et de sortir du gouffre pour ne pas rater Albéric et Laurent, de peur qu’ils ne se sauvent avant d’avoir mangé la raclette. Mais il est encore temps de faire de la spéléo « sportive », Cécile remonte avec Sylvain et attend Régis et Benoit au pied du puits du colimaçon pendant qu’ils déséquipent la cavité ! Régis et Benoit vont être excellents au déséquipement, de vrais bêtes de course, ils rejoignent Cécile vers 17h, sortie du gouffre prévue pour 18h, « on est large » ! Mais Régis est fatigué, il peste après la grandeur de Sylvain et ses amarrages posés trop haut pour lui. Cécile remonte un premier kit plein, Benoit un second qu’il passe à Cécile pour le puits de sortie, puis un troisième pour soulager Régis quand il arrive à la lucarne. Il est 19h30 quand nous quittons enfin le gouffre (dans les temps ?!) mais la marche est longue jusqu’à la voiture et Albé arrive juste au moment l’équipe est en train de se changer, il était inquiet !

Notre organisateur à pensé à tout, il nous à laissé sa voiture et est rentré au gite avec Albé pour mettre les patates en route, allons-nous enfin faire du sport en passant à table ?! Le retour à la chaleur du gite est agréable, mais nous avons omis les œufs de caille, c’est une catastrophe !! Le repas sera chaleureux (après les multiples coupures de courant de l’appareil à raquette de Sylvain), entre anecdotes spéléos, débat sur l’agenda de l’été (Monténégro pour les uns, Inde pour les autres…) et vinaigrette maison de Cécile (vraiment dommage pour les œufs de caille), et nos invités repartent vers 23h une fois la chape de fromage bien prise au fond de l’estomac ! La décision de ne pas faire de spéléo le lendemain est prise, le timing est trop serré, mais peut-être pourrons-nous faire du sport quand même ? Une visite à la fruitière est alors programmée ! Benoit est fatigué, il se drogue encore un peu à la codéine, rêve devant les Balisto jaune (les roses sont pas bons, vraiment pas bons) conservés pour le lendemain, et s’endort en 4 minutes, tentant tant bien que mal de répondre aux questions de Régis…la douche ? On verra ça demain !

Réveil en douceur, échelonné, Sylvain équipe la table, tout le monde est au petit dèj pour 8h30. Régis émet la merveilleuse idée d’aller solliciter les propriétaires du gite au sujets des éventuelles randonnées qu’il serait agréable de faire dans les parages, ainsi que sur l’adresse précise de la fruitière. Nous partons donc à 9h30, première étape fromage, entre 1kg et 1,5kg de comté par personne, en route pour les sources de l’Ain ! Un petit tronc d’arbre bloquera la progression du trafic au milieu de la route menant aux sources, nous finiront à pieds et c’est une jolie promenade qui s’offre à nous. Les sources sont en partie gelées, elles descendent le long de la paroi d’un cirque qui à cette occasion prend des petits airs de cascade de glace, les amateurs de photos s’en donnent à cœur joie ! Suite du programme, les pertes de l’Ain ; en réalité, la balade est un circuit autour d’une gorge équipé sur un flanc d’une centrale hydro-électrique, nous apprendrons qu’en effet cette gorge était une galerie sous-terraine sur toute sa longueur, et que la voute à fini par s’effondrer au fil du temps. Promenade culturelle terminée, les estomacs sont au garde à vous, retour au gite avec pour mission : repas, compte-rendu, nettoyage !

Une salade composée de tout ce qu’il reste à manger dans le frigo fera le bonheur de nos estomacs, Benoit commence à taper le compte-rendu pendant que les autres font le ménage. A 15h, tout le monde est prêt, les voitures sont chargées, et les équipes se séparent !

Il ne sera jamais trop tard pour faire de la spéléo « sportive », mais nous avons presque fait toutes les blagues du monde ce week-end alors…nous repartons avec le sourire !

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